mardi 21 novembre 2017

11 novembre 2017

Il y a 99 ans, nous étions dans "La Grande Guerre". Après recherches dans les délibérations du conseil municipal de l'époque, voici comment les élus ont vécu cette période. Le maire était Anatole Pommier depuis 1904. Le conseil municipal de 1912 à 1919 était composé de Alphonse Morin (adjoint), Valentin Poupelain, Henri Nezereau, Charles Morin, Alexis Gros, Albert Mége, Anselme Rousseau, Léopold Boucherie.

Le Conseil municipal de cette époque a dû gérer de nombreuses difficultés.
12 août 1914. Examen de la situation agricole du Pays (circulaire du Préfet en date du 7 août), relative à la main d’oeuvre agricole et aux machines existantes dans la commune. Le Conseil constate que les récoltes sont rentrées, le battage commencé, les travaux pourront se poursuivre sans secours étranger.
17 août 1914. Nomination et constitution du comité de vigilance pour toutes les questions de subsistance, de secours divers, travaux agricoles de toute sorte.
31 août 1914. Désaffection de crédits pour Secours aux victimes de la guerre pour les habitants des pays envahis. Le Conseil propose de consacrer sous la désignation “Secours aux victimes de la guerre” une partie des sommes primitivement destinées aux réparations des chemins, aux familles des réfugiés Français et Belges. Ce qui correspond à un total de 1216,85 francs.
8 novembre 1914. Par suite de la guerre, les semailles se font néanmoins dans de bonnes conditions, grâce au courage et à l’activité des femmes, des vieillards et des enfants. La température clémente contribue à la bonne réussite de l’ensemencement. Il est à prévoir que la superficie de terres emblavées, cette année, sera au moins égale à celle de l’année dernière.
11 mars 1915. Exonération des mobilisés de la taxe vicinale en nature et en espèces pour 33 personnes. Demande à reporter en 1915, les taxes vicinales en nature de 1914 en raison du surcroît de travail pour l’agriculture que nécessite la mobilisation (51 personnes).
Augmentation du poste “dépenses imprévues” en raison de frais supplémentaires dûs à la guerre.

22 août 1915. Don de la commune de Bercloux à l’occasion de la guerre.
Après la déclaration de la Guerre à la France par l’Allemagne le 1er août 1914, les habitants de la commune se mirent en devoir de fournir du linge pour les hôpitaux.
Grâce au dévouement des dames de la localité, un atelier fut installé dans l’école et fonctionna pendant des mois. Les objets suivants furent confectionnés ou raccommodés et remis aux trois hôpitaux de St Jean d’Angély : draps de lit (50), nappes (15), taies d’oreillers (14), chemises d’hommes (100), chaussettes (1 paire), bandes diverses (284), torchons (156).
La somme de 81 francs souscrite en même temps fut remise aux deux hôpitaux de la Croix Rouge à St Jean d’Y.
La Guerre se poursuivant et l’hiver étant proche, un nouvel effort fut fait.
Une somme de 98 francs 45 centimes fut souscrite volontairement et employée à l’achat de laine. Les objets suivants confectionnés ou offerts furent envoyés à Madame Landoire, femme du Préfet, pour être expédiés aux soldats nécessiteux :
gilets de laine (13), ceintures de laine (6), mouchoirs (17), chaussettes de laine (38), passe montagne (14), cache nez (2), genouillères (11 paires), manchette (7 paires).
La formation sanitaire du Douhet ayant eu besoin de couverture pour ses lits, la commune de Bercloux, grâce à de généreux donateurs et au dévouement de quelques dames, peut offrir 18 couvertures doubles de fortune.
Sur l’invitation de Monsieur le Préfet, les viticulteurs ont offert gratuitement pour les défenseurs de la France, 37 hectolitres de vin qui ont été expédiés à l’Intendance de La Rochelle le 28 avril 1915.
La quête du 75 faite par les demoiselles de la commune a produit la somme de 115 francs qui a été adressée à Monsieur le Sous Préfet de St Jean d’Angély le 26 février 1915.
Une deuxième quête faite au profit des orphelins de la guerre a produit la somme 50 francs également adressée à Monsieur le Sous Préfet le 18 juillet 1915.
20 juin 1916. Cocarde du Souvenir. “Sur la proposition du Président il y a lieu par une subvention de la commune de contribuer à la conservation des tombes des soldats morts pour la Patrie. Il importe qu’une plaque, portant une inscription solide, soit fixée aux endroits où dorment les glorieux Français tombés au champ d’honneur. Vote la somme de 50 francs. Cette somme sera adressée au siège de l’Oeuvre, 1 rue Jules Lefebvre à Paris, aussitôt qu’elle sera rendue payable”.

1er octobre 1916. Dégrévement de la taxe vicinale pour les mobilisés année 1915 : Camille Chat, Maxime Geay, Alexis Gros, Albert Mége, Laitier Matard, Abel Poirier, Jean Vinet, Amédée Texier.

4 mars 1917. Vote de subvention aux oeuvres de la Charente Inférieure au profit des “oeuvres départementales de guerre”. Le Conseil est soucieux d’affirmer ses sentiments de solidarité et de collaborer par tous les moyens en son pouvoir à la grande oeuvre de défense nationale. 100 francs sont votés.

4 avril 1918. Au sujet des réfugiés des Pays envahis qui doivent être hospitalisés par la commune. Le Conseil émet un voeu au sous-préfet afin que les réfugiés à recueillir soient des cultivateurs. Il signale également que Bercloux ne possède pas d’épicerie et de fournisseurs permettant d’une façon rationnelle l’alimentation des évacués.

11 juillet 1919. Message aux Etats-Unis.
”Les habitants de la commune de Bercloux représentés par leur maire et leurs conseillers municipaux, expriment à Monsieur Wilson et au Peuple américain toute leur reconnaissance pour l’aide décisive qu’ils ont apportée au châtiment des barbares qui voulaient rétablir l’esclavage des peuples.
Honneur aux Etats-Unis, la Grande République soeur !”.
84 francs ont été recueillis lors de la quête pour les Morts pour la France.

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